My absolute darling
EAN13 : 9782351781685
ISBN :978-2-35178-168-5
Éditeur :Éditions Gallmeister
Date Parution :
Collection :Americana
Nombre de pages :464
Dimensions : 21 x 15 x 3 cm
Poids : 486 g

My absolute darling

De

Traduit par

Vendu par Librairie Lorguaise (Lorgues 83510)

24.40€

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À quatorze ans, Turtle Alveston arpente les bois de la côte nord de la Californie avec un fusil et un pistolet pour seuls compagnons. Elle trouve refuge sur les plages et les îlots rocheux qu’elle parcourt sur des kilomètres. Mais si le monde extérieur s’ouvre à elle dans toute son immensité, son univers familial est étroit et menaçant : Turtle a grandi seule, sous la coupe d’un père charismatique et abusif. Sa vie sociale est confinée au collège, et elle repousse quiconque essaye de percer sa carapace. Jusqu’au jour où elle rencontre Jacob, un lycéen blagueur qu’elle intrigue et fascine à la fois. Poussée par cette amitié naissante, Turtle décide alors d’échapper à son père et plonge dans une aventure sans retour où elle mettra en jeu sa liberté et sa survie.

My Absolute Darling a été le livre phénomène de l’année 2017 aux États-Unis. Ce roman inoubliable sur le combat d’une jeune fille pour devenir elle-même et sauver son âme marque la naissance d’un nouvel auteur au talent prodigieux.
_________________
"Il y a des livres qu’on aime assez pour les recommander, mais il y en a très peu (Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur, Catch-22, Les Choses qu’ils emportaient) dont on se souvient toute sa vie. Sur ma liste à moi, j’ajouterai My Absolute Darling, de Gabriel Tallent. Turtle Alveston, quatorze ans, est un personnage remarquable, et son père est le monstre humain le plus terriblement crédible à habiter les pages d’un livre depuis Harry Powell dans La Nuit du chasseur. Ce livre est horrible, magnifique et exaltant. Le terme de “chef-d’œuvre” est bien trop galvaudé, mais il ne fait aucun doute que My Absolute Darling en est un." Stephen King

Laura Derajinski (Traduction) a également contribué aux livres...

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Découvrez Gabriel Tallent au sein de l'univers qui lui inspira son dernier roman "My absolute Darling"

3 Commentaires 5 étoiles

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Commentaires des libraires

inceste

5 étoiles

Par .

L’Amérique profonde : celle qui scolarise à peine ses enfants, qui adule les armes à feu et craint la fin du monde.

Au bord de l’océan, dans une petite ville de Californie, Martin élève seul sa fille. Il la conditionne à l’arrivée de la fin du monde. Seul compte pour lui l’éducation aux armes à feu.

Julia, ou plutôt Turtle, surnommée Croquette par son père, sait démonter et remonter ses armes les yeux fermés, et elle en prend soin.

L’Amérique profonde : Martin revient un jour avec une petite fille Cayenne trouvée sur un parking.

Ce sont ces éléments du roman qui m’ont le plus marqués.

Oui, bien sûr, il y est question de l’inceste entre Turtle et son père ; de la descolarisation de Turtle ; de son professeur Anna qui tente de la sortir de sa situation ; de la découverte de l’amour grâce à Jacob ; de la relation père-fils conflictuelle et grand-père – petite fille plus apaisée ; de la nature sauvage présente à chaque page, celle qui reprend le dessus sur l’homme quand on la laisse faire.

Un roman riche de sujets, vous l’aurez compris.

Mais le style m’a rebuté : trop âpre, allant à l’essentiel. Nous présentant les faits avec pour seul lien logique « et ».

Tout ces jurons que les personnages répètent sans cesse m’ont lassé également. Putain et Bon dieu, à la longue c’est un peu court.

Je suis allée au bout de ma lecture, heureusement pleine d’espoir (on est en Amérique).

Une lecture qui m’a poursuivi longtemps.

Un premier roman remarqué, mais qui aurait mérité quelques coupes. Je crois que nous attendons tous le suivant.

L’image que je retiendrai :

Celle de la marée montante lors de la pêche à l’anguille.

Une citation :

Et c’est difficile parce que c’est assez naturel de penser que ton père te déteste pour une raison valable. On a presque envie de le croire. C’est plus simple que de penser que sa haine est insondable. Ca n’a aucun sens aux yeux d’un enfant. (p.200)

terrifiant

5 étoiles

Par .

Ce premier roman n’est pas un roman percutant, c’est une déflagration ! Dès les premières pages une incroyable tension s’installe. Elle ne nous quittera pas. On retrouve bien l’esprit des editions Gallmeister et on pense au formidable drame de David Vann: Sukkwan Island !
Les descriptions propres au « nature writting » sont superbes, très précises, érudites parfois, n’empêche, chacun se fera sa propre idée, son film , de l’environnement du roman !
Résolument écologiste l’auteur glisse avec force ses idées dans la bouche de ses personnages, et les descriptions de la nature viennent feutrer les atmosphères si pesantes parfois. Mais la nature est parfois hostile. Aussi, les armes sont très présentes dans ce livre, et à portée de tous, même des enfants, ce qui interpelle. Gabriel Tallent a un sens du suspense inouï. Et quel souffle exceptionnel pour maintenir le lecteur en apnée !
Il y’a aussi une histoire d’amour dans le drame, l’ultime rempart à la désolation, à laquelle personnages comme lecteurs peuvent se raccrocher!
Est ce donc ça l’amérique que l’on déteste ? C’est de la littérature dérangeante comme dit François Busnel de "la grande librairie" . Aucun lecteur n’oubliera cette sacrée gamine ! Terrifiant.

TUER LE PERVERS

5 étoiles

Par .

Turtle a 14 ans, elle vit en lisière de la société, pleine nature sauvage ou ce qu'il en reste, avec son père, Martin. Son père, son amant aussi, son pervers. Elle apprend à tirer, elle connait les armes, leur maniement, elle connait les araignées, les scorpions, la forêt. Lui pense que le monde est sur sa fin, que tous les signes sont là pour dire que l'inéluctable est proche. Les animaux disparaissent, la nature avec, tout semble fichu. Lui se complait, se plait dans sa relation incestueuse, crasse et violente avec sa gamine, sa " croquette " comme il l'appelle. Croquette. Aliment pour chien, chat. Fille de Martin. Abusée, frappée, humiliée, rabaissée. Le grand père tente de s'y opposer, en vain. Personne ne voit rien, ou laisse faire. Turtle, elle (qui n'a rien d'une tortue), de son vrai prénom Julia, subit, s'endurcit, se laisse faire, consent, se résigne, survit.
Ce roman est une histoire de survie, de lutte, d'acceptation de l'inacceptable, de relation de l'ineffable. Gabriel Tallent, jeune trentenaire qui fait plus vieux que son âge, a mis huit ans à l'écrire, nous apprend on.
Comment, à 20 ans, a-t-on l'idée de produire un tel conte cruel? Comment décrit on avec tant de justesse, de maîtrise, l'animal humain? Comment décrit-on si remarquablement une vie pourrie, de fond en comble, vermoulue, vénéneuse comme le sumac du premier paragraphe?
On pense à David Vann, parfois, autre auteur Gallmeister, on pense à Donald Ray Pollock, un peu aussi. On pense surtout tenir entre nos mains un terrible roman, sans longueurs, sans fautes de goût, dégeulasse comme il faut, qui met en évidence toute la nécessaire exigence de la littérature à montrer l'immontrable, à créer, parfois, des personnages extrêmes, tempétueux, infréquentables, capables de façonner des êtres increvables, immortels, résistants, plus grands que leur vie fétide.
Pour une fois, Stephen King aura raison de parler de " chef d'oeuvre ", lui qui n'aurait jamais osé écrire un tel livre.

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