Le Ciel par-dessus le toit

Le Ciel par-dessus le toit

De Nathacha Appanah
En stock, expédié aujourd'hui En stock, expédié aujourd'hui 14,00 €
lundi 07 octobre 2019 5 étoiles

Ce que j’aime dans les romans de Natacha Appanah, c’est qu’à chaque fois, elle nous emmène dans un univers différent.

Celui-ci est très dur, à l’image de la vie des personnages.

Il y a Eliette, devenue Phenix à la suite de l’indifférence et de la violence de ses rapports avec ses parents. Elle élève seule ses deux enfants dans une casse.

Il y a Paloma, sa fille au nom d’oiseau, qui a fuie la maison de sa mère.

Il y a Loup, le jeune frère, qui court pour fuir cette vie.

Et pourtant il y a un ciel au-dessus de ce toit qui n’existe pas.

Un roman qui a résonné longtemps en moi par ce qu’il raconte d’une certaine histoire familiale.

L’image que je retiendrai :

Celles des couleurs bleu et jaune, omniprésentes.

Quelques citations :

"il faut bien, un jour, arracher à coups de dents sa place au monde." (p.46)

"C’est ça alors qu’il tenait si loin de lui, cette vérité bestiale qui nous transforme, qui nous accomplie, qui nous dépasse ?" (p.73)

"Je ne supportais pas cette vie-là, je me sentais comme une poupée mécanique dans sa boîte en plastique qu’on rangeait sur une étagère…" (p.88)

"je suis venue ici parce que parfois il faut savoir pour pouvoir continuer à vivre." (p.123)

https://alexmotamots.fr/le-ciel-par-dessus-le-toit-natacha-appanah/


Borgo vecchio

Borgo vecchio

De Giosuè Calaciura
Traduit par Lise Chapuis
Sur commande, habituellement expédié sous 4 à 7 jours ouvrés Sur commande, habituellement expédié sous 4 à 7 jours ouvrés 16,00 €
lundi 07 octobre 2019 3 étoiles

J’avais sans doute beaucoup d’attentes en ouvrant ce livre, trop.

J’ai donc été quelque peu déçue.

D’abord parce que cette lecture n’a pas été une plongée dans un quartier de Palerme, j’ai rencontré quelques habitants d’un quartier fantasmé.

Ensuite parce que ce roman n’en est pas vraiment un et tient plutôt du conte avec une situation fantastique qui m’a laissée songeuse.

Je ne me suis attachée à aucun des personnages : ni Mimmo amoureux de Céleste, la fille de la prostituée, ni Céleste elle-même, ni leur ami Cristofaro qui se fait battre comme plâtre, no Toto, le voleur sympathique.

Je m’attendais à une fresque sociale, j’ai lu un joli conte.

L’image que je retiendrai :

Celle de la couleur bleu ciel qui entour la mère de Céleste.

https://alexmotamots.fr/borgo-vecchio-giosue-calaciura/


La vie parfaite

La vie parfaite

De Silvia Avallone
Traduit par Françoise Brun
Sur commande, habituellement expédié sous 4 à 7 jours ouvrés Sur commande, habituellement expédié sous 4 à 7 jours ouvrés 22,00 €
lundi 07 octobre 2019 5 étoiles

Si "D’acier" nous parlait de cette période difficile de l’adolescence, ce dernier roman de l’auteure nous raconte l’arrivé du bébé pour deux femmes totalement différentes.

Il y a Adèle, 18 ans, qui tombe enceinte de son petit ami par accident.

Et Dora, la trentaine, avec une jambe artificielle qui n’arrive pas à avoir d’enfant avec son mari.

Au fil des pages, les deux femmes vont se croiser, côtoyer les mêmes personnes sans jamais s’adresser la parole.

L’une vie dans le centre-ville bourgeois et a un bon métier, la seconde vit en banlieue et n’est pas retournée au lycée.

J’ai aimé suivre ces deux femmes aux parcours si différents.

L’auteure décrit toujours avec autant de réalisme la banlieue pauvre, ses habitants, ses trafics et ses espoirs aussi.

Une auteure que je retrouverai avec plaisir.

L’image que je retiendrai :

Celle du vernis à ongle qui tient tant de place dans la vie des femmes.

Une citation :

"Que c’est grâce à ce manque que je suis ici et que je ne cède pas. Et je veux pouvoir un jour prendre mon enfant dans mes bras, et l’aider à faire face à tous les manques qu’il rencontrera dans sa vie, et à tous les manques qu’il a déjà connu." (p.265)

https://alexmotamots.fr/la-vie-parfaite-silvia-avallone/


Tous les hommes n'habitent pas le monde de la même façon
lundi 07 octobre 2019 4 étoiles

Après "Miami et la pelote basque" (La succession), l’auteur nous emmène dans une prison du Canada.

Paul Hansen purge une peine de deux ans dans la prison provinciale de Montréal. Il y partage une cellule avec Horton, un Hells Angel incarcéré pour meurtre.

Au fil des chapitres, nous découvrons Horton qui ne souhaite que couper en deux ceux qui le mette en colère.

Paul se livre aussi, nous révélant son enfance à Toulouse avec un père pasteur danois marié à une femme époustouflante directrice d’un cinéma d’art et d’essai et qui va diffusé le premier film X de l’histoire.

J’ai aimé découvrir petit à petit l’enfance de Paul.

Son père, taiseux, m’a moins parlé. Sa passion du jeu qui provoquera sa chute ne m’a pas enflammée.

En revanche, j’ai adoré le personnage de Winona, la femme de Paul, moitié irlandaise moitié indienne, à l’image du 21e siècle bigarré. Quelle femme pilote d’un petit coucou ! Quel amour inconditionnel.

J’ai suivi avec intérêt la vie de l’immeuble dans lequel travail Paul, son évolution qui suit l’évolution de la société : chacun est tenu de suivre le règlement à la lettre, ce qui isole les résidents les uns des autres. Un véritable florilège d’exercices de médiocrité dans lesquels chacun semblait brûler d’exceller (p.209). Triste constat.

J’ai aimé les descriptions des vols de Winona dans cette nature sauvage bien loin de l’homme.

L’auteur nous répète que la vie n’est pas un tour de magie : il ne suffit pas d’avoir un lapin et un chapeau pour que tout se déroule sans accroc.

Un roman plein de tristesse et de joie. Une lecture passionnante.

L’image que je retiendrai :

Celle d’Horton, Hells Angel dont Paul redoute le caractère mais qui a peur des souris et de se faire couper les cheveux.

https://alexmotamots.fr/tous-les-hommes-nhabitent-pas-le-monde-de-la-meme-facon-jean-paul-dubois/


Feel Good

Feel good

Gunzig Thomas
Sur commande, habituellement expédié sous 4 à 7 jours ouvrés Sur commande, habituellement expédié sous 4 à 7 jours ouvrés 20,00 €
mardi 01 octobre 2019 4 étoiles

Comment parler de ce roman sans trop en dévoiler ?

Alice, vendeuse dans un magasin de chaussures, a toujours été marquée par la précarité sociale. Mais elle n’en peut plus de devoir compter chaque centime dépensé et de ne pas pouvoir offrir une vie plus confortable à son fils. L’idée folle germe alors en elle d’enlever un enfant de riches dans une crèche de riches pour exiger une rançon. Malheureusement, tout ne se déroule pas comme prévu et elle se retrouve bientôt avec un bébé que personne ne réclame sur les bras.

Tom, écrivain moyen, croise la route d’Alice et son histoire de kidnapping lui donne une idée : il lui propose d’en tirer un roman et de partager les bénéfices.

J’ai aimé l’aspect social de la première partie du roman : l’enfance d’Alice et sa famille qui y arrive « tout juste » ; son amitié avec Séverine, sa magnifique maison, sa nurse ; son travail dans un magasin de chaussures et ses vacances qui ne se déroulent pas comme prévues ; son amour inconditionnel pour son fils.

J’ai aimé qu’Alice déclare sans cesse « qu’ils aillent se faire foutre avec leurs articles ». Cela m’a rappelé des souvenirs.

J’ai aimé cette sensation de phosphore que ressentent les personnages quand quelque chose se déroule enfin bien.

Si le personnage de Tom m’a paru à part et intéressant au début, j’ai trouvé qu’il rentrait dans la norme au fil des pages. Malgré tout, le manque de documentation qui est son éternel défaut d’écrivain m’a souvent fait sourire.

J’ai aimé ses romans louf-dingues ainsi que ceux des auteurs à succès décrits par l’auteur.

Enfin, j’ai aimé la bande-son du roman : "Kids in America" de Kim Wilde (ça me replonge des années en arrière).

Le style est vif et rapide, et m’a un peu dérouté au début.

Un roman doux-amer sur ceux qui s’en sortent « tout juste », et un jour plus du tout.

L’image que je retiendrai :

Celle des vacances en Égypte, moins chères qu’en France, pas si gâchées que ça.

Une citation :

"C’est la peur ! La peur du changement ! Les gens comme ça, les gens qui ont des vies de riches ou bien des vies où tout va presque toujours bien, ils veulent qu’on leur raconte des histoires qui confirment l’état du monde, pas des histoires qui remettent en cause l’état du monde. Parce que le monde leur convient comme il est." (p.240)

https://alexmotamots.fr/feel-good-thomas-gunzig/