La plus précieuse des marchandises, Un conte
EAN13 : 9782021414196
ISBN :978-2-02-141419-6
Éditeur :Le Seuil
Date Parution :
Collection :LA LIBRAIRIE DU XXE SIECLE
Nombre de pages :128
Dimensions : 18 x 10 x 1 cm
Poids : 113 g

La plus précieuse des marchandises

Un conte

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Il était une fois, dans un grand bois, une pauvre bûcheronne et un pauvre bûcheron. Non non non non, rassurez-vous, ce n'est pas Le Petit Poucet ! Pas du tout. Moi-même, tout comme vous, je déteste cette histoire ridicule. Où et quand a-t-on vu des parents abandonner leurs enfants faute de pouvoir les nourrir ? Allons… Dans ce grand bois donc, régnaient grande faim et grand froid. Surtout en hiver. En été une chaleur accablante s'abattait sur ce bois et chassait le grand froid. La faim, elle, par contre, était constante, surtout en ces temps où sévissait, autour de ce bois, la guerre mondiale. La guerre mondiale, oui oui oui oui oui. J.-Cl. G.

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Commentaires des libraires

Juste un peu d'espoir

5 étoiles

Par .

C'est un conte, mais avec beaucoup plus d'ogres que de fées, même si celles-ci
finissent par gagner la partie. Le livre débute dans un bois… et se poursuit
dans un camp de concentration. Il y a des bûcherons, mais aussi des nazis et
ceux que l'on appelle « les sans cœur », les juifs. Jean-Claude Grumberg a
choisi cette forme littéraire pour raconter cette tragédie.

Dans le bois donc, il y avait un couple de bûcherons, très pauvres. Mais
contrairement aux personnages du Petit Poucet, eux n’ont pas d’enfants à
abandonner, puisque le drame de leur vie, en plus de la misère, c'est cette
absence d'enfants justement. Chaque jour, à l'orée de la forêt, la bûcheronne
voit passer un train. Elle ignore ce qu'il transporte, ramasse les petits
papiers jetés par les fentes des wagons, mais comme elle ne sait pas lire,
elle imagine tout un monde merveilleux transporté dans ce convoi. Elle espère
qu'un jour, quelque chose de merveilleux lui arrivera de ce train, un paquet,
un sac de nourriture. Aussi, lorsque qu'un homme réussit à glisser un bébé
qu'il dépose délicatement sur la neige, elle est persuadée que les dieux l'ont
entendue…

Pas de dieux ici bien sûr, juste un père qui ayant compris où les conduisait
ce convoi a tenté de sauver un de ses deux enfants. Il a eu raison puisque
l’autre mourra dès son arrivée au camp. A la fin de la guerre à laquelle il a
survécu, il se met à la recherche de sa fille…

Il n'y a aucune morale à tirer de cette fable d'une centaine de pages, juste
un peu d’espoir dans l’humanité même dans les pires moments de l’Histoire. Un
récit à lire, à relire, à offrir.

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