Falaise des fous
EAN13 : 9782021375374
ISBN :978-2-02-137537-4
Éditeur :Le Seuil
Date Parution :
Collection :Cadre rouge
Nombre de pages :656
Dimensions : 22 x 14 x 3 cm
Poids : 752 g

Falaise des fous

Vendu par Librairie Lorguaise (Lorgues 83510)

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1868-1927 : de l'invention de l'impressionnisme à la traversée de l'Atlantique par Lindbergh, un Normand établi à Étretat entreprend le récit de sa vie. Orphelin de mère, jamais reconnu par son père, il s'est installé chez son oncle, dans la splendeur des falaises, après avoir été blessé lors de la sanglante aventure coloniale en Algérie. Sous son regard, un homme peint : c'est Monet. Pour le jeune homme, qui ne connaît rien à la peinture, c'est un choc. La naissance d'un art et d'une époque se joue là, et, dès lors, il n'aura de cesse d'en suivre les métamorphoses, guidé par deux amantes, Mathilde, une bourgeoise mariée, sensuelle, puis Anna, passionnée. Elles l'initient à Monet, présent de bout en bout, mais aussi à Courbet, Boudin, Degas, Flaubert, Hugo, Maupassant… Tous passent à Étretat ou dans son voisinage. De la débâcle de la guerre de 1870 à la découverte de New York, de l'affaire Dreyfus au gouffre de la Grande Guerre, c'est tout un monde qui surgit, passe et cède la place à un autre. Dans la permanence des falaises lumineuses, la folie de Monet affrontant l'infini des Nymphéas. Le tout sous la plume d'un homme qui a beaucoup vécu, beaucoup ressenti, aimé et perdu. Fresque historique vertigineuse, saga familiale et amoureuse, évocation puissante de la pulsion créatrice : avec Falaise des fous, Patrick Grainville signe son roman le plus accompli, le roman d'une vie. Patrick Grainville est né en 1947 à Villers (Normandie). En 1976, il a obtenu le prix Goncourt pour Les Flamboyants. Falaise des fous est son vingt-sixième roman.

2 Commentaires 4 étoiles

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Commentaires des libraires

3 étoiles

Par .

Ce volumineux roman embrasse presque soixante ans de l'art normand. Notre narrateur vit à Etretat et nous raconte sa vie et surtout ses rencontres amoureuses et artistiques. Entre Mathilde, la parisienne plus vieille avec qui il vécut une longue aventure plus ou moins tolérée par le mari et Anna, la fille dudit mari, avec qui il vécut une autre aventure qui lui valut les foudres du père, il nous parle de ces artistes qu'il a rencontrés ou dont il entend parler dans cette période qui va de 1868 à 1927.
Ce roman est une déclaration d'amour à ma Normandie ou plutôt à celle de Monet, de Maupassant et de Flaubert. On y croise nombre d'artistes qui ont écrit sur et séjourné en Normandie. C'est aussi le reflet d'une époque riche en événements. Grainville réussit un acte littéraire difficile, décrire l'acte de peindre et le résultat. C'est extrêmement précis et documenté sur l'époque et les histoires de cœur, si on peut les appeler ainsi car le narrateur y parle surtout de sexe, en délicatesse et me semble-t'il, surtout par pudeur, ajoutent un soupçon d'âme à ce qui aurait pu n'être qu'une démonstration. La plume de Grainville, que je découvre avec ce roman, est agréable à lire. C'est un roman qui demande d'avoir du temps devant soi et que je recommanderais sans nul doute lors d'un séjour à Etretat. C'est tout de même très dense et certains s'y perdront sans doute. Il faut à mon avis, deux conditions pour aimer ce roman, aimer la Normandie et la peinture.

Le peintre Grainville

5 étoiles

Par .

Patrick Grainville signe avec « Falaise des fous » son roman le plus ambitieux et le plus abouti, mettant son style foisonnant au service d’un portrait de la France entre 1867 et 1927, à travers la vie d’un petit rentier normand passionné de femmes et de peinture. Généreux, savoureux, érudit ; en un mot, virtuose !

**Un observateur de son temps**

Charles Guillemet s’attelle à ses mémoires au soir de son existence. Après une mission militaire en Algérie, dont il revient mutilé et écœuré par le sang versé, il devient régisseur de la maison de son oncle, entre Étretat et Fécamp. En 1868, il fait deux rencontres décisives, d’abord Monet, jeune peintre alors inconnu installé sur la plage d’Étretat avec ses pinceaux, puis Mathilde, l’épouse de son voisin, un riche industriel. Sa maîtresse sera son initiatrice, qui lui fait découvrir la littérature, Flaubert, Zola, Maupassant, et aiguise sa curiosité pour la peinture, révolutionnée en ces temps par Manet, Courbet et Boudin.

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